
Quel est le rapport entre cette expression et le théâtre ? Pour le savoir, cliquez ici.
Entretien avec Danièle Manesse de FPO sur Vimeo.
Comme tout le monde, je cherchais un travail pour l'été. Forcément (très) mal payé. Mais (si possible) pas (trop) rébarbatif.Morceaux choisis :
— Les accents, puisque vous ne le savez pas...
La salle sursauta. Mme Jargonos parlait comme si elle voulait fouetter. C'était sa voix d'avant, avant l'amour et la gastronomie, sa voix de squelette.
— Les accents sont des signes diacritiques. Pour les ignorants, je rappellerais que ce mot vient du grec diacritikos, "qui distingue".
Vous imaginez le brouhaha ! Ça grognait, ça pestait sur toutes les chaises, ça commençait à protester : "Qu' est-ce qu'elle raconte ?" "Tu y comprends quelque chose ?"
— Le signe diacritique peut être placé sur, sous, dans, après, devant un graphème ou tout autour...
Il était une fois Dieu.
Il s'inquiétait, Dieu : Il avait créé la Terre. Il l'avait remplie d'humains. Mais ces humains bâillaient toute la journée ; le reste du temps, ils soupiraient. Plus préoccupant, ils maigrissaient à vue d'oeil. Cette planète Terre était le jouet préféré de Dieu et ce jouet n'allait pas bien. Il fallait intervenir. Lorsqu'un homme mourut, Dieu le fit venir près de Lui, au ciel, et le questionna :
- Que se passe-t-il, là-dessous ? Qu'arrive-t-il donc à la Terre ? Quelle maladie vous frappe ?
- Seigneur tout-puissant, je vais être franc : on s'ennuie. On s'ennuie tellement que beaucoup d'entre nous n'ont plus envie de vivre.
- Vous êtes des enfants gâtés !
Nicolas Bataille, qui était également comédien, a débuté à l'écran sous l'occupation tout en suivant les cours de René Simon et de la comédienne Solange Sicard.
Il débute sa carrière de metteur en scène au théâtre avec Une saison en enfer de Rimbaud. Au fils des ans, il montera beaucoup d'auteurs à commencer par Ionesco et La Cantatrice Chauve, d'abord en 1950 aux Noctambules puis à partir de 1957 à la Huchette, pièce dans laquelle il interprétera le rôle de Monsieur Martin jusqu'en 2008.
Au cours de sa carrière, il a monté divers auteurs contemporains : Weingarten, Cocteau, Jean-Claude Darnal, Claude Mauriac, Jeannine Worms, Bernier et Maridat, Jacques Prévert, Boris Vian, Da Costa, Roger Défossez, Jean Pérol...
Au cinéma, il a été un temps l'interprète de prédilection de Louis Malle qui l'a dirigé dans trois de ses films : Ascenseur pour l'échafaud, Zazie dans le métro, Vie privée.
Auteur, il a écrit un pastiche de Rimbaud, La Chasse spirituelle, ainsi que, en 2006, Le théâtre, c'est pas un métier, roman d'aventure autobiographique préfacé par Michel Nuridsany (éd. l'Harmattan).
Ionesco : http://www.alalettre.com/ionesco-bio.htmLe prix lui a été attribué au quatrième tour à égalité de voix avec Jean-Paul Enthoven pour Ce que nous avons eu de meilleur (Grasset), la voix de la présidente Anne Wiazemsky comptant double.
Le prix Médicis 2008 du roman étranger a été attribué au Suisse de langue allemande Alain Claude Sulzer pour Un garçon parfait (éditions Jacqueline Chambon). Sulzer l'a emporté au second tour par six voix contre quatre à l'Américain Denis Johnson, auteur d'Arbre de fumée (Christian Bourgois).
Le prix Médicis de l'essai a été attribué à Cécile Guilbert pour Warhol Spirit publié chez Grasset, par six voix contre quatre à Elisabeth de Fontenay pour Sans offenser le genre humain (Albin Michel).
Jean-Marie Blas de Roblès, 54 ans, est un écrivain globe-trotter, spécialiste d'archéologie sous-marine. Après des études de philosophie à la Sorbonne, il a notamment enseigné en Chine et au Brésil.
Auteur de plusieurs romans et d'un recueil de nouvelles, il a reçu le Prix de la nouvelle de l'Académie française en 1982 pour La mémoire du riz et autres contes.
Là où les tigres sont chez eux (Zulma), une variation autour de la figure d'un jésuite du XVIIe siècle, Athanase Kircher, est un roman foisonnant de près de 800 pages, auquel il a consacré dix années de travail.
Le personnage principal, Eléazard von Wogau, correspondant de presse dans le Nordeste brésilien, part sur les traces de Kircher, jésuite, scientifique un peu charlatan, passionné d'orientalisme et de mathématiques. L'action du roman évolue de l'Europe du XVIIe siècle aux favelas du Brésil d'aujourd'hui.
Là où les tigres sont chez eux est également en course pour le Goncourt.