
Pour connaître l'origine de cette expression et son rapport avec Corneille, cliquez ici.
Entretien avec Danièle Manesse de FPO sur Vimeo.
Une jonque qui transporte une troupe de comédiens accoste un jour dans l’île où vivent nos amis Jeanne, son frère Thomas, M. Henri… Le soir-même, ils jouent Roméo et Juliette, faisant rêver d’amour tous les habitants de l’île. Le lendemain, stupeur ! la jonque est partie. Elle a emporté avec elle les accents et les épices.
Comme tout le monde, je cherchais un travail pour l'été. Forcément (très) mal payé. Mais (si possible) pas (trop) rébarbatif.Morceaux choisis :
— Les accents, puisque vous ne le savez pas...
La salle sursauta. Mme Jargonos parlait comme si elle voulait fouetter. C'était sa voix d'avant, avant l'amour et la gastronomie, sa voix de squelette.
— Les accents sont des signes diacritiques. Pour les ignorants, je rappellerais que ce mot vient du grec diacritikos, "qui distingue".
Vous imaginez le brouhaha ! Ça grognait, ça pestait sur toutes les chaises, ça commençait à protester : "Qu' est-ce qu'elle raconte ?" "Tu y comprends quelque chose ?"
— Le signe diacritique peut être placé sur, sous, dans, après, devant un graphème ou tout autour...
Il était une fois Dieu.
Il s'inquiétait, Dieu : Il avait créé la Terre. Il l'avait remplie d'humains. Mais ces humains bâillaient toute la journée ; le reste du temps, ils soupiraient. Plus préoccupant, ils maigrissaient à vue d'oeil. Cette planète Terre était le jouet préféré de Dieu et ce jouet n'allait pas bien. Il fallait intervenir. Lorsqu'un homme mourut, Dieu le fit venir près de Lui, au ciel, et le questionna :
- Que se passe-t-il, là-dessous ? Qu'arrive-t-il donc à la Terre ? Quelle maladie vous frappe ?
- Seigneur tout-puissant, je vais être franc : on s'ennuie. On s'ennuie tellement que beaucoup d'entre nous n'ont plus envie de vivre.
- Vous êtes des enfants gâtés !
Nicolas Bataille, le metteur en scène de La Cantatrice chauve d'Eugène Ionesco, pièce jouée sans discontinuer depuis 51 ans au théâtre de la Huchette à Paris, est décédé mardi à l'âge de 82 ans à Paris des suites d'un cancer.Nicolas Bataille, qui était également comédien, a débuté à l'écran sous l'occupation tout en suivant les cours de René Simon et de la comédienne Solange Sicard.
Il débute sa carrière de metteur en scène au théâtre avec Une saison en enfer de Rimbaud. Au fils des ans, il montera beaucoup d'auteurs à commencer par Ionesco et La Cantatrice Chauve, d'abord en 1950 aux Noctambules puis à partir de 1957 à la Huchette, pièce dans laquelle il interprétera le rôle de Monsieur Martin jusqu'en 2008.
Au cours de sa carrière, il a monté divers auteurs contemporains : Weingarten, Cocteau, Jean-Claude Darnal, Claude Mauriac, Jeannine Worms, Bernier et Maridat, Jacques Prévert, Boris Vian, Da Costa, Roger Défossez, Jean Pérol...
Au cinéma, il a été un temps l'interprète de prédilection de Louis Malle qui l'a dirigé dans trois de ses films : Ascenseur pour l'échafaud, Zazie dans le métro, Vie privée.
Auteur, il a écrit un pastiche de Rimbaud, La Chasse spirituelle, ainsi que, en 2006, Le théâtre, c'est pas un métier, roman d'aventure autobiographique préfacé par Michel Nuridsany (éd. l'Harmattan).
Ionesco : http://www.alalettre.com/ionesco-bio.htm